Statue d’un roi archer conservée au musée national du Soudan (Khartoum),
provenant de Tabo, sur l’île d’Argo © DR
En 2007, le département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre a ouvert au Soudan, à Mouweis, son premier chantier de fouilles, non loin de la mythique Méroé. Située à deux cents kilomètres au nord de l’actuelle Khartoum, Méroé est connue pour ses pyramides destinées aux rois et aux reines qui ont dominé la région entre le IIIème siècle avant J.-C. et le IVe siècle après J.-C.Trois ans plus tard, le Louvre présente une exposition sur le vaste empire qui s’est constitué autour de cette capitale. Son propos est de faire connaître la majesté de cette civilisation antique, où se mêlent des influences africaines, égyptiennes et gréco-romaines.
Les thèmes principaux sont la vie quotidienne, l’artisanat et l’art, les systèmes d’écriture, les rois et leurs insignes du pouvoir, le rôle des reines (connues sous le nom local de "candaces"), les cultes, où cohabitent Amon l’Égyptien et Dionysos le Grec, ainsi que l’au-delà tel que le concevait le peuple de Méroé.
Cette exposition réunit près de deux cents oeuvres qui évoquent l’originalité et la puissance de l’Empire de Méroé, magnifique exemple de ces cultures mixtes qui se sont développées dans l’Antiquité avant l’arrivée du christianisme. Elle est constituée essentiellement de prêts du musée de Khartoum – dont la célèbre statue en bronze doré d’un roi archer –, du British Museum, du World Museum et du Garstang Museum de Liverpool, des musées de Munich, de Berlin ou de Leyde.
Le cimetière Nord de Méroé
Une place particulière sera consacrée à la redécouverte des ruines des pyramides de Méroé en 1821 par Frédéric Cailliaud, ainsi qu’aux fouilles archéologiques menées à Mouweis et el-Hassa, sites voisins du coeur de l’Empire. Un choix d’objets découverts lors des récentes campagnes de fouilles témoigne de l’action menée sur le terrain par les équipes françaises, dont celle du Louvre.Commissaires de l’exposition :Guillemette Andreu-Lanoë, directeur du département des Antiquités égyptiennes, Michel Baud, Responsable de la section Nubie-Soudan et Aminata Sackho-Autissier, collaborateur scientifique de la section Nubie-Soudan au département des Antiquités égyptiennes.
Source : communiqué de presse.
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