Quelques (longues) semaines de sevrage et d'éloignement de la "chose" pyramidale m'ont amené, plus ou moins volontairement, à faire le point sur les raisons d'être de ce blog, sur son opportunité.
Son opportunité ? Ses raisons d'être ? Vous êtes nombreux à considérer mon inventaire et cette compilation de textes anciens et modernes comme un acquis et un outil du savoir égyptologique. Pyramidales fait ainsi désormais partie - modestement - des sources "incontournables" de documentation sur l'histoire des pyramides égyptiennes.
Ma réflexion est allée toutefois au-delà de ce simple bilan de routine. Portant de temps en temps, en quelque sorte pour la première fois et pour cause d'autres occupations prioritaires, un regard "extérieur" sur le contenu du blog, je réalise la responsabilité que je me suis imposée.
Les textes dont je me fais le plus fidèlement possible l'écho sont, de manière générale, le fruit de longues heures, souvent de plusieurs, voire de nombreuses années de travail, de recherches, de réflexion. Quels qu'en soient leurs auteurs, quelles qu'en soient leur portée et leur place dans l'histoire des théories consacrées aux techniques mises en œuvre dans la construction des pyramides, ils sont à mes yeux éminemment respectables, ce respect "subjectif" n'ayant bien sûr aucune incidence sur la pertinence "objective" de leur contenu.
Bref ! Je réalise à quel point l'humilité est de mise dès que l'on se croit autorisé à apporter une quelconque contribution journalistique à la grandiose histoire des Merveilles architecturales que les bâtisseurs ont édifiées sur le plateau de Guizeh ou autres lieux de la vallée du Nil.
Que tous ceux qui participent au contenu des différents forums ayant pour thème l'Égypte ne m'en veuillent pas, mais je suis personnellement convaincu des risques d'internet en la matière. Le fait de disposer d'un écran et d'un clavier, seul face à l'univers de la "toile", et souvent sous couvert d'un anonymat bien trop pratique, n'est en rien un sésame vers le tout et le n'importe quoi où s'entremêlent souvent des considérations superficielles et subjectives, ou même des rancœurs et diatribes à cent lieues de l'éthique relationnelle ou d'une démarche scientifique.
Et si l'on pariait pour une manière de bloguer "responsable" !

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