samedi 19 décembre 2009

"Cette montée (la Grande Galerie) peut bien passer pour ce qu'il y a de plus considérable dans les pyramides" (Corneille Le Bruyn - fin XVIIe s.)

L'artiste et voyageur hollandais Corneille Le Bruyn (ou Cornelis de Bruyn) (1652-1726 ou 1725) préférait, semble-t-il, le dessin à l'écriture pour exprimer de manière plus précise ses impressions de voyage. Il n'empêche que lorsqu'il relata sa visite des pyramides de Guizeh, il s'ingénia à décrire par le menu détail ses découvertes, à commencer par sa progression à l'intérieur de la Grande Pyramide.
J'ai souligné les termes qui marquent les étapes principales de cette progression. Le tracé réserve quelques surprises dues à la difficulté, par moments, de faire coïncider les descriptions (ou interprétations) de l'auteur avec ce que nous savons aujourd'hui de la structure et des aménagements de la pyramide.
Le texte ci-dessous est extrait du tome 1 de l'ouvrage Voyage au Levant, c'est-à-dire dans les principaux endroits de l'Asie Mineure, dans les îles de Chio, Rhodes, Chypre, etc., de même que dans les plus considérables villes d'Égypte, Syrie et Terre Sainte, publié en 1698 en hollandais, et en 1700 pour la première traduction en français.
Les notes 1, 2 et 3 sont de l'auteur.

La note 3 est particulièrement intéressante, puisqu'elle traite, de manière critique, de différentes théories sur les techniques de construction des pyramides.



Corneille Le Bruyn
Après avoir ainsi marché environ deux heures et demie, nous arrivâmes aux Pyramides que les Arabes appellent Dgebel Pharaon et les Turcs Pharaond daglary, c'est-à-dire les Montagnes de Pharaon. Elles paraissent, à les voir de loin, comme si elles étaient bâties de petites pierres, parce qu'on en est toujours plus loin qu'on ne s'imagine ; mais quand on vient auprès, on trouve que c'est tout le contraire. On n'en compte d'ordinaire que trois, quoiqu'il y en ait une quatrième, maïs comme elle est fort petite, on ne la compte point. Elles sont élevées dans une plaine fort stérile et sablonneuse, où la vue s'étend fort loin de tous les côtés.
Je ne parlerai que de la grande, qui est la plus considérable, car comme les deux autres sont fermées et qu'on n'y saurait monter ; on n'a rien de particulier à en dire ; je remarquerai seulement que la plus belle de ces deux n'est guère moins grande que la première, qui passe pour la plus grande de toutes, comme elle l'est en effet, quoique quelques-uns semblent en douter.
Afin de la bien visiter par-dedans, nous fîmes d'abord ôter, par quelques Arabes, le sable qui en bouchait l'entrée ; car le vent y en pousse continuellement avec violence une si grande quantité qu'on ne voit ordinairement que le haut de cette ouverture.
Il faut même, avant que de venir à cette porte, monter sur une petite colline qui est vis-à-vis, tout auprès de la Pyramide, et qui sans doute s'y est élevée du sable que le vent y a poussé, et qui ne pouvant être porté plus loin, à cause de la Pyramide qui l'arrêtait, s'y est entassé de la sorte ; il faut monter seize marches avant que d'arriver à l'entrée dont je viens de parler. Cette ouverture est à la hauteur de la seizième marche du côté du Nord. On prétend qu'autrefois on la fermait après y avoir porté le corps mort et que pour cet effet il y avait une pierre taillée si juste que lorsqu'on l'y avait remise, on ne la pouvait discerner d'avec les autres pierres, mais qu'un Bassa (*) la fit emporter de là, afin qu'on n'eût plus le moyen de fermer la Pyramide. (1)
L'entrée est carrée et elle a la même hauteur et la même largeur depuis le commencement jusqu'à la fin ; la hauteur est d'environ trois pieds et demi, et la largeur un peu moins. La pierre, qui est au-dessus en travers, est extrêmement grande, puisqu'elle a près de douze pieds de long et plus de huit de large. Cette allée, où on ne peut passer qu'en se courbant, va insensiblement en baissant à la longueur de soixante-seize ou soixante-dix-sept pieds. Quand on est venu jusqu'au bout, on rencontre une autre allée pareille, mais qui va un peu en montant ; elle est de la même largeur, mais si peu haute, principalement dans l'endroit où ces deux chemins aboutissent, qu'il faut se coucher sur le ventre, et s'y glisser en avançant les deux mains, dans l'une desquelles on tient une chandelle allumée pour s'éclairer dans cette obscurité. Tous ceux qui y vinrent avec moi suaient de fatigue, quoique nous eussions quitté une partie de nos habits avant que d'entrer dans la Pyramide. Ainsi je ne conseillerais pas à ceux qui ont un peu d'embonpoint de se hasarder à y passer, puisque les plus maigres y ont assez de peine. Il y en a qui disent que ce passage a plus de cent pieds de long, et que les pierres qui le couvrent, et qui font une espèce de voûte, ont vingt-cinq à trente paumes. Pour moi, il faut que j'avoue qu'à me glisser comme je faisais, en rampant à la manière des serpents, quoique j'eusse à la main une chandelle allumée, je ne pus pas en remarquer toutes les dimensions, à cause de la quantité de poussière qui nous étouffait presque ; aussi ne songeais-je qu'à passer le mieux que je pourrais (...).
Au commencement de ce chemin qui va en montant, on rencontre à main droite un grand trou où l'on peut aller quelque temps en se courbant, et l'on trouve partout la même largeur, mais à la fin on trouve de la résistance, ce qui fait croire que ce n'a jamais été un passage, mais que cette ouverture s'est ainsi creusée par la longueur du temps. Après qu'on s'est ainsi glissé par ce passage étroit, on trouve un espace où l'on se peut un peu reposer (...).
Quand on est au bout de ce chemin qui va en montant, on en rencontre deux autres, l'un qui descend, dont la place est toute unie, et l'autre qui va en montant : à l'entrée du premier il y a un puits qui descend en bas à plomb, à ce que témoignent ceux qui y sont descendus ; pour moi, je ne jugeai pas à propos de le faire. Mais, selon que d'autres le disent, après qu'on a compté soixante-sept pieds en y descendant, on rencontre une fenêtre carrée par où on entre dans une grotte qui est creusée dans une montagne qu'on trouve ici, qui n'est pas de pierre vive, mais comme de sable coagulé et serré ensemble ; elle s'étend en sa longueur de l'Orient à l'Occident. Quinze pieds plus bas, et par conséquent à quatre-vingt-deux depuis le haut, y on trouve un chemin creusé dans le roc ; il a de large deux pieds et demi ; il descend en bas et fort de travers ; la longueur de cent vingt-trois pieds, au bout desquels il est plein de sable, et de l'ordure qu'y font les chauves-souris. Au moins est-ce ce qu'on dit qu'a trouvé un gentilhomme écossais, dont le S.Thévenot parle dans ses voyages. Pour moi, comme je l'ai déjà dit, je ne voulus point en faire l'essai ; peut-être ce puits a-t-il été fait pour descendre en bas les corps qu'on mettait dans les cavités qui sont sous les Pyramides.


Le long du premier des deux chemins dont nous avons parlé, je veux dire de celui qui est horizontal ou de niveau avec la terre, et qui a trois pieds et trois pouces en carré, on vient dans une chambre longue de dix-huit pieds et large de douze, dont la voûte est en dos d'âne. Auprès de cette chambre, mais dans un lieu plus élevé, quelques-uns prétendent qu'il y a une fenêtre, par où l'on pourrait encore aller dans d'autres chemins ; mais je n'ai pu, à cause de la hauteur, en faire la recherche.


Quand on est revenu de ce chemin, qui est à la main droite, on entre à gauche dans le second, qui a six pieds et quatre pouces de largeur, et qui monte ainsi la longueur de cent soixante-deux pieds. Des deux côtés de la muraille il y a un banc de pierre haut de deux pieds et demi et raisonnablement large, auquel on se tient ferme en montant, à quoi ne servent pas peu les trous qu'on y a faits presqu'à chaque pas, afin qu'on pût y mettre les pieds. Ceux qui vont voir les Pyramides doivent avoir de l'obligation à ceux qui les ont faits, car sans cela, il serait impossible d'aller au haut, et il faut encore être bien dispos et vigoureux pour en venir à bout, à l'aide de ces trous et du banc de pierre qu'on tient ferme d'une main, pendant que l'autre est occupée à tenir la chandelle. Ajoutez à cela qu'il faut faire de fort grands pas, parce que les trous sont éloignés de six paumes l'un de l'autre. Cette montée, qu'on ne peut regarder sans admiration, peut bien passer pour ce qu'il y a de plus considérable dans les Pyramides, car les pierres, qui en font les murailles, sont unies comme une glace de miroir, et si bien jointes les unes aux autres qu'on dirait que ce n'est qu'une seule pierre ; on peut dire la même chose du fond où l'on marche. La voûte est ici fort élevée et si superbe qu'il vaut mieux la représenter que de la décrire (...). (2)
Au bout de cette montée on vient dans la chambre dont nous venons de parler ; elle a trente-deux pieds de long, seize de large et dix-neuf de haut. La voûte en est plate et est de neuf pierres, dont les sept du milieu ont chacune quatre pieds de large et seize de long ; les deux autres, qui sont aux deux extrémités ne paraissent pas avoir chacune plus de deux pieds de large, mais l'autre moitié est posée sur la muraille. Toutes ces pierres sont mises de travers sur la largeur de la chambre.
Au bout de cette chambre on voit un sépulcre vide, taillé tout entier d'une seule pierre qui, lorsqu'on frappe dessus, rend un son comme une cloche ; la largeur de ce sépulcre est de trois pieds et un pouce, la hauteur de trois pieds et quatre pouces,et la longueur de sept pieds et deux pouces. La pierre dont il est fait a plus de cinq pouces d'épaisseur ; elle est extraordinairement dure, bien polie et ressemble à du porphyre. Les murailles de cette chambre sont aussi incrustées de cette pierre. Le sépulcre est tout nu, sans couverture et sans balustre, soit qu'il ait été rompu, ou qu'il n'ait jamais été couvert, parce que, comme le disent les habitants, le Roi qui a fait bâtir cette Pyramide n'y a jamais été enterré. L'opinion commune est que c'est ce Pharaon qui, par le jugement de Dieu, fut noyé avec toute son armée dans la mer Rouge, lorsqu'il poursuivait les enfants d'Israël qui étaient alors le peuple élu de Dieu.
Avant que nous fussions montés, on m'avait dit que dans cette chambre, à main droite en entrant, il y avait un trou par où l'on pouvait entrer dans un autre appartement, et de là encore, dans une autre allée. Je cherchai donc ce trou lorsque je fus entré dans la chambre, et je le trouvai sans beaucoup de peine. Après que j'eus remarqué, avec ma chandelle, qu'il n'avait pas plus de cinq ou six pieds de profondeur, je me fis descendre dedans, et je n'y trouvai rien autre chose qu'un petit espace carré si plein de chauves-souris qu'elles me volaient partout autour du visage, jusqu'à me faire peur, de sorte que j'eus bien de la peine à empêcher que ma lumière ne s'éteignît. Ce fut pour cela que je criai à mes amis, qui étaient dans la chambre des sépulcres, qu'ils conservassent bien leurs chandelles allumées. Pendant que j'allai chercher exactement de tous cotés, je vis bien vingt ou trente nids de chauves-souris ; mais je n'aperçus aucune ouverture qui conduisît quelque part.
Après avoir ainsi bien considéré la chambre des sépulcres par-dedans, nous nous mîmes en état de descendre par le même chemin par où nous étions montés, cherchant simplement à prendre la même route (...). Cependant, comme la curiosité me portait à voir s'il n'y aurait point quelques autres endroits où l'on pût aller, je cherchais çà et là, et j'en trouvai encore un qui était grand et carré ; son plancher était fort haut, mais le bas plein de pierres et de terre ; et comme j'y sentis d'abord une puanteur insupportable, je fus contraint d'en sortir au plus vite, et de chercher le passage par où nous étions entrés en nous couchant sur le ventre. (...)

L'auteur décrit ensuite l'escalade de la Grande Pyramide en ces termes :

Nous commençâmes donc à monter par dehors, et en reprenant de temps en temps haleine, nous parvînmes jusqu'à environ la moitié de la hauteur, où nous trouvâmes à un des coins, [à] savoir entre l'Est et le Nord, qui est l'endroit par où l'on peut monter avec moins de peine, une petite chambre carrée où il n'y avait rien à voir, et qui ne sert qu'à se reposer un peu, ce qui n'est pas sans besoin, car on ne grimpe pas là sans beaucoup de peine.
Quand on est venu au haut, on trouve une belle plate-forme, d'où l'on a une agréable vue sur le Caire et sur toute la campagne des environs.
(...) Pour ce qui est de la seconde Pyramide, nous ne la pûmes voir que par-dehors, parce qu'on ne peut ni y entrer, ni monter par-dessus, car, comme nous l'avons déjà dit, elle est fermée, et elle n'a point non plus de degrés comme l'autre par où l'on puisse monter. De loin, cette seconde Pyramide paraît plus haute que la première, parce qu'elle est bâtie dans un endroit plus élevé, mais quand on est auprès, on remarque tout le contraire. Elle est carrée de même que l'autre ; mais je ne saurais dire quelle largeur a chaque face, parce que je ne l'ai pas mesurée.
(...) Mais il y a un autre sujet de s'étonner, c'est comment de si grosses pierres que celles qui entrent dans la construction des Pyramides ont pu être enlevées si haut ; et c'est dommage que les historiens dont nous avons les écrits, ayant fait passer jusqu'à nous la connaissance de tant de choses, ne nous aient point dit quels ont été les instruments et les machines dont on s'est servi pour cet effet (3)

(*) lire : Pacha
(1) C'est par cette raison qu'on n'a point encore pu découvrir l'ouverture des autres Pyramides, où l'on trouverait peut-être quelques monuments qui apprendraient le temps et le motif de leur construction ; et cet article seul devrait faire le sujet de l'attention des princes qui entretiennent des consuls au Caire ; car quoique les Turcs soient très superstitieux et que les Pachas n'accordent que très difficilement la permission d'examiner de trop près les antiquités de ce pays, cependant on peut dire qu'ils ne résisteraient pas au crédit et à l'argent des ministres des princes étrangers.
(2) Ce qu'on lit ici, et dans quelques autres voyageurs, de ce chemin par lequel on arrive à la chambre dont l'auteur va parler, me persuade que ce n'est point là qu'était la véritable entrée de la Pyramide ; et il faut que celle qui conduisait à cette chambre soit plus aisée et plus large ; car enfin, si les Pyramides étaient les tombeaux des anciens Pharaons qui les ont fait élever, comme il y a bien de l'apparence par la tombe qu'on trouve dans celle dont il est ici question, il faut qu'on ait ménagé une route plus facile et plus commode pour y porter les cadavres ; et comment les faire passer par ce chemin, où l'on ne peut marcher qu'en grimpant ou en rampant sur le ventre. (...) Ainsi on pourrait avoir élevé cette tombe, par le moyen de quelque machine, sur le haut de la Pyramide, avant que les pierres qui la couvrent y fussent posées, et l'avoir fait descendre ensuite dans cette chambre.
(3) Les Anciens et les Modernes se sont expliqués là-dessus. Hérodote, qui a été le premier dont nous ayons les écrits qui en a parlé, dit que les Égyptiens élevaient les pierres avec de petites machines de bois, qui les tiraient d'abord sur le premier rang, d'où elles étaient portées sur le second degré, par une semblable machine qui était posée sur le premier, et ainsi de fuite jusqu'au sommet. Diodore de Sicile croit que, comme on n'avait point alors de machines pour élever les pierres, on était obligé de faire, avec de la terre, des plates-formes à la hauteur du lieu où l'on voulait les placer, d'où on les roulait facilement. Mais, sans parler de l'impossibilité qu'il y aurait eu à élever une montagne aussi haute que la Pyramide, il resterait encore quelques-uns de ces monceaux de terre ; et il est sûr qu'il ne reste autour des Pyramides aucun vestige, ni de cette terre, ni de la taille des pierres qu'on avait tirées, ou des carrières de la Thébaïde, ou de l'Arabie, comme le prétend le même auteur. Les Égyptiens publiaient là-dessus plusieurs fables, prétendant qu'on avait élevé autour de ces édifices des montagnes de sel et de nitre, que l'eau avait fondues dans la suite.
Pline, sans trop approfondir la chose, s'étonne seulement comment on avait pu porter le mortier dans des endroits si élevés ; il aurait eu plus de raison de s'étonner de ce qu'on y avait guindé les pierres immenses qui en forment la couverture.
Je dirai comment M. Greaves explique la chose, après avoir fait remarquer que les matériaux avaient sans doute été conduits sur des radeaux par le Nil jusqu'au-dessous de Memphis, d'où on les avait amenés, sur des chariots ou sur des rouleaux, à l'endroit où l'on devait les employer, par un chemin pratiqué dans le roc, dont on peut même encore découvrir quelques vestiges. On avait, dit cet auteur, fait une large et spacieuse tour de charpente au milieu du carré de la base de la Pyramide, et cette tour s'élevait à mesure que l'ouvrage avançait ; mais à dire la vérité, cet artifice a autant d'inconvénients que ceux qu'ont imaginés les Anciens dont ce même auteur fait la critique. Et quoique nous n'ayons aucun écrit qui nous ait conservé l'histoire des machines dont les Égyptiens se servirent pour élever leurs Pyramides, n'est-il pas certain qu'un peuple si ingénieux, dont il nous reste tant de monuments, qui a su tailler, conduire et élever ces grands obélisques, ces aiguilles immenses, la Colonne de Pompée et tant d'autres, a possédé la Statique même dans un degré de perfection que nous n'avons plus, et qu'il a su, par le moyen des leviers et des poulies, faire des machines propres à élever ces grandes masses. On peut, sur ce principe, imaginer une infinité de machines qui, après tout, ne seront peut-être pas celles dont les Égyptiens se servaient ; ainsi, quoi que le P. Kirker ait dit sur ce sujet plusieurs choses très curieuses et fort vraisemblables, je crois qu'il est plus à propos de ne rien déterminer.
On ne doit pas être surpris au reste, si on ne trouve plus rien autour des Pyramides de ce qui a servi à leur construction ; car outre que les pierres avaient été taillées loin de là, et que la charpente qui servait pour les machines fut sans doute enlevée, on doit supposer qu'on fit servir à nettoyer la place les mêmes ouvriers qu'on avait employés à élever ces édifices. Je ne dois pas oublier de dire ici que Strabon remarque qu'il avait vu autour des Pyramides des tas de pierres et de recoupes, qu'il y avait de ces petites pierres qui ressemblaient à des lentilles, d'autres à des grains d'orge, et qu'on disait dans le pays que c'étaient les restes des provisions qui avoient servi à la nourriture des ouvriers, et qui avaient été pétrifiés depuis ce temps-là. Mais il est sûr qu'à présent la place est fort nette, et que le vent a emporté ou couvert de sable ces restes dont parle cet historien.

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