mercredi 13 février 2019

La fonction des gaines de la Grande Pyramide, selon Michel Sélaudoux

Cette approche personnelle a été publiée par Michel Sélaudoux durant les années 2003 à 2018 sur son site NumerusElle est reproduite ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Gaine : Communication souterraine reliant les éléments d'un ouvrage fortifié. Techn. Galerie de faible section: gaine d'aération (Dictionnaire Larousse).

Le rôle premier d'une gaine est avant tout un rôle de communication.
Nous savons déjà que, par exemple, la gaine Sud de la chambre de la Reine était obturée par un tympan de pierre de 8 centimètres à son extrémité basse, et à son extrémité haute par une porte de pierre

Hypothèse de Communication humaine :
20 centimètres par 20 ne permettent pas le passage d'un homme ni même d'un enfant.
La voix non plus ne peut se propager sur plus de 60 mètres avec un tympan de pierre de 8 centimètres en clôture.
Pas de communication visuelle ou lumineuse puisque la gaine est obturée et, pour la chambre royale, la gaine Nord par exemple n'est pas rectiligne. On ne peut donc pas non plus parler de système de visée d'étoiles.

Hypothèse de Circulation physique d'un liquide ou d'un pulvérulent :
il irait vers le bas qui était obturé par construction. Quant à la ventilation, le fait que les extrémités soient closes élimine également cette hypothèse.

Hypothèse de moyen d'architecte ? 
Pour vérifier la stabilité de la construction dans le temps, on pourrait imaginer un son émis dans la chambre de la Reine en frappant sur le tympan de pierre. Ce son serait écouté en partie haute après avoir ouvert la porte de pierre. L'absence de propagation pouvant signifier un éboulement ou une rupture entre les deux. Si j'émets cette hypothèse, c'est par défaut car, à la vérité, je ne pense pas que les constructeurs se seraient astreints à des rapports géométriques si complexes, précis et contraignants dans leur mise en oeuvre pour un tel objectif.

Hypothèse de rôle cultuel ou magique pour les défunts ? (A supposer qu'il y en eut)
pour les mêmes raisons que ce qui précède, je n'y crois guère.

Examinons la géométrie des gaines... qui ne sont pas symétriques pour la chambre du Roi dont l'axe vertical est décalé de 22 coudées, mais qui débouchent à un même niveau externe.



Pour la gaine Sud de la chambre de la Reine, le robot upuhaut a mesuré une pente moyenne de 39 degrés et 60 centièmes ou 39 degrés et 36 minutes. La pente des faces extérieures de la pyramide est de environ 51 degrés 25. La somme des deux serait donc de 90 degrés. Pouvons-nous en conclure que la volonté architecturale était qu'elles soient respectivement perpendiculaires ou que cela résulte de la mise en oeuvre du rapport 7/9 avec usage des trames de construction? (Dans ce cas l'angle serait de 89° 17 minutes).

Mais nous pouvons surtout dire que la pente de cette gaine qui, si elle était prolongée, correspondrait dans un même plan à un point de la grande descenderie serait l'origine du triangle rectangle construisant le rapport 7/9.

La gaine Sud de la chambre Royale a pour sa part une pente de 45 degrés. Ce n'est pas neutre non plus. Si cette gaine était prolongée, elle correspondrait dans un même plan au même point de la grande descenderie que la gaine Sud de la chambre de la Reine. Ce ne peut être un hasard là non plus. Encore moins si il est constaté que ce point est à l'aplomb du début de la grande galerie.

Quant à la gaine Nord de la Chambre Royale, donnée pour une pente d'environ 33 degrés 30 minutes (rapport 2/3), elle fera un angle de 60 degrés avec la grande galerie, elle-même ayant une pente de 26 degrés 30 minutes. (La grande galerie a été réalisée en utilisant le rapport de 1/2 qui génère un angle absolu de 26 degrés et 33 minutes).

Enfin la droite élevée depuis le point de convergence vers la gaine Nord de la Chambre Royale à l'intersection de la gaine et l'axe vertical de la pyramide formera un angle de 90 degrés. (Utilisation d'un rapport identique, à savoir 2/3).

La gaine Nord de la chambre de la Reine qui n'est pas rectiligne n'a été que partiellement explorée mais semble symétrique à la gaine Sud et formerait également un angle de 90 degrés avec la pente extérieure de la pyramide. (Pour ce dernier cas, il ne s'agit que d'une hypothèse).

Les gaines ont été non seulement réalisées avec grand soin et difficultés (et représentent une quantité de travail importante), mais elles sont en relations géométriques particulières entre elles et les autres éléments de la pyramide. Ces relations exactes ne peuvent pas être justifiées uniquement par un usage rituel ou par l'une quelconque des hypothèses que l'on peut habituellement formuler quant à leur fonction.

Alors?
Ces valeurs d'angles si particulières ont-elles été un objectif ou une conséquence de la méthode utilisée pour le concept?

À défaut de réponse pour ce qui est de leur rôle, elles témoignent d'une connaissance parfaite de la géométrie et, qui plus est, de sa mise en oeuvre architecturale dont la pureté du résultat n'a de corollaire que dans la complexité des interactions. Elles s'inscrivent parfaitement dans ce que j'appelle le concept mathématique de Khéops qui n'utilise que des rapports simples, ce avec une méthode de mise en oeuvre aisée.

Ceci peut être rapproché des deux trames qui permettent le tracé de l'ensemble des constructions et qui n'utilisent que les "5 premiers des nombres premiers..."


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Fonction des gaines
Hypothèse nouvelle, février 2019

Aucune réponse satisfaisante à cette question n'a été apportée à ce jour.
Après des années de recherches consacrées à Gizeh, je puis proposer une petite hypothèse, invérifiable en l'état, mais qui a au moins le mérite de justifier l'existence et le rôle de ces
gaines de façon rationnelle et cohérente.
Pourquoi ces gaines ne seraient-elles pas véritablement des gaines de ventilation ?
Je pense qu'il convient de considérer non pas ce qu'elles sont aujourd'hui, mais ce qu'elles étaient lors de la construction et leur utilité.
Prenons l'exemple de la Chambre de la Reine.


Lorsque la Chambre de la Reine était "ouverte" ou "découverte" durant le chantier de construction, il n'y avait pas de problème ni d'éclairage ni de ventilation.
Lorsqu'elle fut recouverte, il fallut s'éclairer (torches ? combustion quelconque?), et dans un tel volume, l'air serait vite devenu irrespirable pour les ouvriers tant par les fumées que par les poussières résultant du travail.
En laissant un bloc ouvert en attente, le bloc évidé, il y avait renouvellement ou évacuation.
Au fur et à mesure du niveau d'élévation et de comblement de la pyramide, la gaine était prolongée.
Lorsque l'éloignement de 100 coudées du plan vertical de symétrie de la pyramide fut atteint avec une altitude de 120 coudées tel que prévu par les concepteurs, une porte ouvrant depuis l'extérieur fut posée, et l'extrémité basse dans la Chambre de la Reine devait demeurer encore ouverte sans son bloc évidé.
Pourquoi?
Simplement pour permettre une ventilation jusqu'à l'achèvement des finitions de la Chambre de la Reine.
Dans cette situation il fallait pouvoir permettre, grâce à la fermeture temporaire de la porte en extrémité haute, que des matériaux de comblement des parties supérieures ou que par
exemple des vents de sable ou de l'eau de pluie (ça arrive !), ne puissent pénétrer et obturer la ventilation, puis ensuite l'ouvrir à nouveau pour reprendre la fonction de ventilation.
Sans cette possibilité d'accès préservée, on peut facilement se représenter l'énormité de travail ou l'impossibilité que pourrait représenter le désengorgement d'une gaine obturée par le sable à plusieurs dizaines de mètres de son orifice!
On peut remarquer que l'orifice haut de la gaine Sud de la Chambre de la Reine fermé par une porte est inférieur au niveau de l'ensemble formé par la Chambre du Roi, donc susceptible d'être accidentellement comblé durant les travaux concernant celle-ci. Ce qui peut éventuellement expliquer que les gaines de la Chambre du Roi qui débouchent à une altitude supérieure aux chambres de décharge, c'est-à-dire aux travaux terminés, n'aient pas nécessité et n'ont fait l'objet que d'un comblement simple de protection et non pas d'obturation... et que pour atteindre le même éloignement de 100 coudées du plan vertical de symétrie de la pyramide, le rapport de pente de 1/1 (45 degrés) soit beaucoup plus aisé que les 5/6 (39°48'20") de la Chambre de la Reine.
Note: Maragioglio et Rinaldi dans les années 1964 avaient évalué la pente à 38°28', pente que le robot de Monsieur Gantenbrink a mesurée pour 39°48'20".

<- SUD    Les dimensions sont exprimées en Coudées Royales. -  1 Cr équivaut -(proportion)- à 0,5236 mètre -(unité de mesure).    NORD ->

Une fois la Chambre de la Reine totalement achevée, le bloc évidé était alors mis en place en final par insertion et scellement.
L'extrémité de la gaine est ainsi close par le tympan de 8 centimètres constitué du fait de l'évidement du bloc.
Les extrémités basses, éloignées à 5 coudées du mur de la face Est à une hauteur de 2,5 à 3 coudées, à l'identique dans la Chambre de la Reine et la Chambre du Roi, pouvaient en cas de nécessité être aisément retrouvées.

Quelle utilité de pouvoir maintenir les gaines fonctionnelles si nécessaire ?
Rien n'établit à ce jour qu'il n'ait pas existé des interconnexions avec d'autres lieux car, et ceci n'engage que moi, si ce que l'on appelle la Chambre Secrète existe, alors elle ne serait pas unique et j'y reviendrai plus tard.
(Rien d'impossible ! Exemple : les appartements de la pyramide de Djéser, même remaniés dans le temps, ne sont-ils pas proches d'un "château de gruyère"?)

vendredi 8 février 2019

"Tout, dans une pyramide, révèle la prévision, l’ordre et le calcul" (Jean Capart)


D'après R. Lepsius, illustration extraite de l'ouvrage de Jean Capart
"Si l'on voyait sur les rayons d’une bibliothèque tous les livres écrits au sujet de la grande pyramide, on serait probablement surpris de leur nombre et personne n’oserait entreprendre la tâche redoutable de les lire tous. Malgré cela, il faut bien constater qu’il n’existe pas encore un livre d’ensemble, sérieusement documenté, "le livre", sur les pyramides.
Ces masses colossales de Guizeh ont, plus que toutes les autres, surexcité l'imagination des peuples. Les historiens arabes leur ont consacré de nombreuses pages où l’on pourrait glaner pas mal de détails piquants sur les légendes que redisaient les habitants de l'Égypte au sujet de ces constructions prodigieuses. La plupart des conteurs arabes n’ignoraient pas que les pyramides sont des tombeaux et ils ont enregistré, dans leurs indigestes compilations, des souvenirs de l’époque où les khalifes les faisaient violer pour en dérober les trésors. Mais le désir d’enjoliver les histoires a conduit ces écrivains crédules à rapporter trop souvent des détails d’une ingéniosité puérile. (...)

La seule explication logique de ce débordement d'interprétations symboliques et scientifiques qui dépassent toutes les frontières de la simple raison, se trouve dans le caractère réellement extraordinaire que présente pour nous la grande pyramide. Même pour les Égyptiens de la décadence, elle était devenue démesurée. De là ces légendes qu’Hérodote recueillait et qui représentent le roi Khéops, à bout de ressources pour achever son monstrueux tombeau, prostituant sa fille plutôt que de renoncer à ses projets ambitieux. De là aussi la réputation que l’on fit au pharaon bâtisseur : un tyran qui tenait tout un peuple asservi, son règne durant, et qui ruinait les ressources économiques de son pays, dans le seul espoir d’imposer à la postérité une conception plus grande de sa puissance.
Ceux qui acceptent de telles idées semblent oublier que les pyramides d’Ancien Empire sont très nombreuses ; qu’elles s'étendent sur toute la lisière du plateau désertique, depuis le Caire jusqu’au Fayoum, et que leur énumération serait le catalogue presque complet des pharaons de la IIIe à la VIe dynastie. La pyramide est un monument normal. Chaque souverain qui montait sur le trône se préoccupait de faire préparer sa sépulture. Il pouvait mettre à contribution les ressources en hommes et en revenus, que la puissante administration de son empire contrôlait efficacement. On n’a pas construit une seule grande pyramide, anémiant par sa grandeur même les sources de la prospérité du pays ; on a bâti, pendant plusieurs siècles, de gigantesques édifices de pierre qui devraient nous avertir, par leur masse colossale même, du degré de prospérité de l'Égypte d’alors. La pyramide n’a certainement pas été, du temps où on l'édifiait, un monument monstrueux. Elle peut nous paraître telle aussi longtemps que nous n’avons pas compris ce qu'était l'Égypte memphite. 

Il faut avouer que ce n’est pas sans de grandes difficultés que nous pouvons concevoir les divers problèmes impliqués dans la construction de la pyramide. Celle-ci, en effet, n’est pas un tumulus gigantesque, un de ces amas de blocs que des barbares empilent sur la tombe de leurs chefs et dont les dimensions sont toujours rapidement limitées par la nature même des matériaux mis en œuvre. Tout, dans une pyramide, révèle la prévision, l’ordre et le calcul. Quelles qu’en aient été les dimensions, la pyramide a dû exister tout entière dans l’intelligence de l'architecte avant d'être exécutée dans la pierre. (...)
Au début (pour la construction de la pyramide de Khéops), l'architecte avait prévu que la chambre funéraire serait creusée à 40 mètres de profondeur sous le niveau du sol. Un peu plus tard, il décida d'élargir sa conception du monument et de réserver une chambre dans l'épaisseur de la maçonnerie. Pour les couloirs d’accès, les murs et les plafonds de cette chambre, il fallut prévoir des blocs de dimensions considérables, afin d'assurer la résistance aux pressions prévues. Plus tard encore, par un nouvel agrandissement de la pyramide, l'architecte fut amené à recourir au granit. (...)
Les blocs détachés, il ne restait plus qu'à les transporter à pied d’œuvre et à les disposer, chacun à leur place déterminée. Comment s’y prenait-on ? On les tirait à bras d’homme sur des espèces de traîneaux ; on les élevait au moyen de rampes, d’abord sur le plateau de la montagne, puis, d’étage en étage, sur les gradins formés par la construction, en s’aidant de certaines "machines en bois" dont l’historien grec, Hérodote, recueillait encore, sur les lèvres de ses drogmans, un souvenir, hélas peu précis.
Ceux qu’une telle explication générale ne réussit pas à satisfaire et qui commencent à raisonner pratiquement le problème s’aperçoivent bien vite que la théorie est plus facile que l’application. D’après Hérodote, il aurait fallu dix ans pour les travaux préliminaires, parmi lesquels il entend surtout la construction de la route, d’un kilomètre environ, depuis les bords du Nil jusqu’à la chaîne libyque. Pour la pyramide elle-même, on aurait peiné vingt ans, en y mettant cent mille hommes qui travaillaient seulement pendant les trois mois de l’inondation, car, dans ces mois-là, les cultivateurs n’étaient pas retenus par les travaux des champs.
La masse de pierre employée dans la construction est si énorme, que nous pouvons à peine nous représenter le mouvement de fourmilière de tous ces hommes s'affairant autour de l'édifice pour traîner, élever, placer chaque pierre à l'endroit voulu. (...)

Aucune solution n’est pratiquement possible si l’on n'accepte de nombreuses batteries d’appareils en bois disposées les uns au-dessus des autres, de gradins en gradins et qui élèvent les pierres par un procédé analogue à celui que les Égyptiens ont appliqué en tous temps pour leurs machines d'irrigation, appelées à présent des chadoufs.
Celui qui considère ces problèmes voit, dans la pyramide, le triomphe d’une organisation excellente, où la tâche de chacun est minutieusement déterminée à l'avance. Sans cela, des escouades de milliers d'ouvriers se transforment en quelques instants en une tourbe indisciplinée dès que les ordres des chefs se mêlent et se contredisent. Les travailleurs sont comme une armée qui marche à la bataille en ordre parfait. Un rouage faussé et la troupe est livrée à une panique indescriptible. Nulle part il ne peut se produire d’arrêt imprévu. La carrière doit avoir débité ses blocs au moment où arrivent les bateaux. Au débarcadère doivent être rangés les traîneaux qui se mettent en marche régulièrement, sous peine d’être retardés en cours de route. Au pied de la pyramide, les accumulations de pierres ne tarderaient pas à former une barrière infranchissable. Les assises n’ayant pas toutes la même hauteur, les blocs qui arrivent, marqués à l’encre rouge, ne peuvent être employés au hasard, mais doivent être gardés en séries. Le matériel s’use, les hommes sont malades ou meurent. Il faut, de plus, veiller à leur logement, à leur habillement, à leur nourriture. (...)

En dépit de la complexité d’une telle organisation, l'architecte ose même un remaniement du plan intérieur. Agrandir la pyramide ne soulevait pas de difficultés. On la bâtissait par massifs s’appuyant les uns sur les autres et, presque jusqu’au dernier moment, on pouvait, en même temps qu’on l’élevait, la revêtir de manteaux s’éloignant de plus en plus de l’axe central. Au contraire, toute modification aux appartements entraînait des problèmes qui semblent insolubles, à moins d’admettre que les constructeurs laissaient, presque jusqu’à la fin des travaux, une large brèche ouverte à travers la maçonnerie, sur la face nord, où débouchaient les couloirs d’accès.
On serait tenté de dire qu’un tel travail confond l’imagination. Il faut croire cependant qu’il restait dans la limite des possibilités normales, car nous avons vu des rois, non contents d’une seule sépulture, ordonner la construction, simultanée ou successive, de deux tombes gigantesques."


extrait de Memphis à l'ombre des pyramides, 1930, par Jean Capart (1877 - 1947), égyptologue belge

mercredi 6 février 2019

"The Great Pyramid Manual", by Franck Monnier, David I. Lightbody

Présentation de l'éditeur :

"The Great Pyramid Manual takes the technical description and historical interpretation of the last Great Wonder of the Ancient World to the next level. Lavishly illustrated with the most accurate architectural diagrams and three-dimensional reconstructions currently available, the book pays tribute to the greatest iconic work of human culture. The Great Pyramid was the world s tallest monument for nearly 4,000 years. Until the 19th century, it was also the heaviest structure ever built. It was the central component of a huge funerary complex called Akhet Khufu, Khufu s Horizon , by the ancient Egyptians. Over time, the plateau around it developed into an enormous necropolis, a true city of the dead. While many great monuments were built alongside it, none have surpassed it.
The authors first set out the architectural history that preceded the Great Pyramid, and show how Khufu s tomb was the end-result of many centuries of cultural developments. An awe-inspiring tradition of pharaonic tomb construction reached its zenith during an intense phase of activity in the 26th century BC. The details of what happened over those decades have fascinated explorers, scholars, engineers, and scientists, for centuries. In this manual, the unprecedented technical abilities required to create these unsurpassable monuments are finally uncovered. The details of Old Kingdom pyramid construction are reverse-engineered, their internal architecture is described and illustrated using the latest evidence and the best available scholarship, and the true abilities of the ancient builders are slowly made apparent.
Here is the most up-to-date description of the Great Pyramid, featuring discussions of the best current theories that explain unusual aspects of its internal layout, including its most enigmatic features. The theological and ritual context in which these great funerary monuments were built is also addressed, and explained.
Finally, the history of all those who have explored the monument over the centuries is chronicled, from the accounts of the first travellers and archaeologists, to the high-tech research projects carried out in more recent decades. The Great Pyramid remains the largest, oldest, and only surviving Wonder of the Ancient World, ranking amongst the greatest cultural legacies of human history. Here is the definitive insight into Khufu s colossal tomb."


Publisher: J H Haynes & Co Ltd (1 Feb. 2019),
208 pages

Extraits de l'ouvrage :