jeudi 15 mars 2012

"À quoi servaient les cinq plafonds plats de la Chambre du Roi ?", par Philippe Lheureux


Philippe Lheureux apporte des compléments à la théorie du "mécanisme d'ouverture de la pyramide de Khéops", qu'il a développée dans un ouvrage et sur son site internet.
Ces compléments peuvent être consultés ICI (document pdf)

jeudi 8 mars 2012

Pyramide de Khéops : La Chambre du Roi est, selon Michel Sélaudoux, "mathématiquement somptueuse"

Michel Sélaudoux figure déjà dans le très long inventaire proposé par ce blog.
Deux notes lui ont été plus particulièrement consacrées :
- Les pyramides de Guizeh à la lumière des recherches mathématiques
- Khéops : les différentes phases de la construction par rampes internes
Cet auteur complète ses recherches avec de nouveaux développements résumés sous le titre de “La Brique d’Imhotep”.
M’épargnant la tâche (ingrate et risquée pour le mode de fonctionnement de mes neurones !) de tenter de synthétiser cette démonstration, je préfère - dans l’esprit de la charte éditoriale de Pyramidales - reprendre la présentation qu’en propose Michel Sélaudoux sur son site internet Numerus. En complément, on trouvera dans cette note un lien pour le téléchargement de l’ouvrage “La Brique d’Imhotep”.
Le texte qui suit est reproduit avec l’autorisation explicite de son auteur.
Qu’il en soit cordialement remercié.


"En 2003 nous avions publié sur les trames d'implantation de Gizeh et leur utilisation pour le concept de Khéops, les rampes internes, le point de convergence, les triplets Pythagoriciens, etc. (voir "Les Contributions").
Ceci avait fait l'objet de notre livre "Numerus, Le Concept de Gizeh".
L'ensemble de ces connaissances n'ayant pu surgir du néant, nous avons durant quelques années tenté de mettre en forme le parcours de la connaissance humaine en ces temps reculés.
Après de longues recherches, nous avons pu apporter des réponses au travers d'un second ouvrage, "Les Deux Sycomores de Turquoise", histoire de la connaissance du Néolithique à nos jours, de l'Atlantique au Nil.
Dans le même temps, nous avons poursuivi nos recherches sur la pyramide de Khéops et les mathématiques, objet d'un troisième ouvrage intitulé "La Brique d'Imhotep" qui comporte de nombreuses réponses surprenantes et cependant facilement vérifiables par chacun.

Extraordinaire Chambre du Roi
Contrairement à La Chambre de la Reine construite en calcaire, la Chambre du Roi a été construite au moyen de blocs, dalles et linteaux en granit parfaitement ajustés, ce qui semble traduire une volonté de pérennité.
Ses dimensions sont très particulières, soit 10 coudées dans le sens Nord/Sud et 20 coudées dans le sens Est/Ouest.

Quelles sont les premières remarques ?
La diagonale du sol de la Chambre du Roi peut constituer la mesure de référence de la coudée royale.
Cette coudée royale figure dans la Chambre du Roi en tant que 1/100 du périmètre du triangle rectangle dont les côtés sont 10 et 20, c'est-à-dire les dimensions de la base de la Chambre du Roi.
Preuve :
La diagonale du rectangle de base est égale à la racine de la somme des carrés des côtés, soit racine de 500 = 22,2360679
Le périmètre du triangle sera donc 10 + 20 + 22,2360679 = 52,2360679 et 1/100 = 0.5236

La coudée royale est-elle une valeur absolue ou une proportion ?
On pourra également remarquer que les valeurs 7 et 11 sont bien présentes par rapport aux axes de la pyramide ou de la grande descenderie : 22 (2 fois 11) et 14 (2 fois 7).
Ces valeurs 7 et 11 sont constitutives de la pyramide de Khéops (hauteur 280, soit 7 fois 40 et base 440, soit 11 fois 40), mais surtout qu'elles font partie du premier triplet Pythagoricien 7-11-13 que j'ai montré antérieurement.
Note : la pyramide de Khéops et la Chambre du Roi en particulier utilisent simultanément les deux premiers triplets 7-11-13 et 11-13-17 ainsi que nous le montrons dans notre livre "La Brique d'Imhotep" au moyen des séquences du dallage du sol de la Chambre du Roi.

Nous sommes en présence d'un parallélépipède rectangle que nous avons nommé "Brique d'Imhotep" par opposition à ce que nos actuels mathématiciens nomment une "Brique de Pythagore", cette dernière comportant beaucoup moins de propriétés mathématiques que celle d'Imhotep.
Beaucoup se sont interrogés sur le fait inhabituel pour Imhotep d'utiliser une valeur fractionnaire - 11,18 - pour la hauteur, même s’ils avaient bien vu que cela permettait d'obtenir différents triangles Isiaques (ou triplets Pythagoriciens ou triangles 3-4-5), tel le 15-20-25.
De fait la “Brique de Pythagore” ne répond qu'à une seule équation mathématique alors que celle d'Imhotep en utilise deux simultanément :
Soit pour la Chambre du Roi :
11,18 = racine de (100 + 200)/2 et simultanément 125 + 100 + 400 = 625
La “Brique de Pythagore” n'utilise pour sa part que la seconde: h² + l² + L² = D²
Ce qui précède est un aperçu.

Intéressons-nous maintenant au dallage du sol de la Chambre du Roi.
Il est constitué de 20 dalles de granit, parfaitement ajustées, réparties sur 6 rangs, avec alternativement pour chacun de ceux-ci une dalle de largeur du rang avec pour longueur 1.
Remarque 1 : Lorsque l'on sait que le plafond est constitué de 9 linteaux monolithiques pesant plusieurs tonnes chacun, on admettra que les Égyptiens maîtrisaient parfaitement la technologie de la manutention et que ce n'est donc pas pour une question de mise en œuvre que le sol a été fractionné en 20 dalles avec une telle perfection de taille !
Remarque 2 : Dans ce qui suit, nous verrons que les dimensions de ces dalles correspondent à une réalité mathématique rigoureuse que le tailleur de pierres d'Assouan ou d'ailleurs ignorait et que cela ne pourrait être le fruit du hasard.

Un exemple simplement :
Le second triplet 11-13-17 est bien présent dans le dallage du sol de la Chambre du Roi car les largeurs des 4 premiers rangs côté Ouest où se situe le sarcophage lui correspondent directement :
Rang N°1 largeur 2,75 = 11 /4
Rang N°2 largeur 3,25 = 13 /4
Rang N°3 largeur 3,25 = 13 /4
Rang N°4 largeur 4,25 = 17 /4

Le sarcophage de la Chambre du Roi
Un autre exemple pour conclure ce bref aperçu :
Le sarcophage a été déplacé au cours des siècles, mais on peut lui supposer une situation initiale cohérente.

On peut observer que le sarcophage mesure 4,4 coudées (2,29 mètres) par 1,9 coudée.
La Chambre du Roi mesurant 10 coudées, si un positionnement en symétrie avait été recherché, cela aurait conduit à le placer à 2,8 coudées de chacun des murs Nord et Sud (2,8+4,4+2,8 = 10).
Mais 2,8 et 4,4 : ne serait-ce pas un rapport de 100 avec la pyramide qui mesure 280 coudées par 440 ?
Dans ce cas, rien ne s'opposerait à positionner le sarcophage également à 2,8 coudées de la face Ouest, ce qui aurait pour autre avantage de l'inclure totalement sur la dalle N°4, attendu que la largeur de la dalle N°2, qui est de 2,75 coudées, l'éloigne d'autant de cette face Ouest.
Cela, sans qu'il y ait pour autant chevauchement de joints au sol.

Ceci n'est qu'une simple hypothèse de notre part, mais qui n'avait sans doute pas échappé aux yeux d'Imhotep !

La Chambre du Roi, comme tout l'ensemble de Gizeh, est mathématiquement somptueuse et si l'on veut un lien entre Khéops et Képhren, on pourra remarquer que la base de Képhren est de 410. Ne serait ce pas en rapport avec 11-13-17 ?
Cliquer sur l'illustration

Nous avons collationné en 20 ans (mais surtout étudié) de nombreux nombres ou valeurs qui se rapportent à Gizeh.
Nous croyons peu à l'usage de valeurs absolues, mais davantage à un système de proportions qui "s'emboîtent" parfaitement les unes dans les autres et qui s'inscrivent rigoureusement dans le courant des recherches mathématiques d’il y a 4.500 ans. (À ce sujet, se référer à la tablette cunéiforme dite Plimpton 322).
Tablette Plimpton

jeudi 26 janvier 2012

Cap 200.000 pour "Pyramidales"

 
Auto-satisfaction ou pas : un moment de faiblesse est vite passé...

Je constate simplement qu’une pierre après l’autre, le blog Pyramidales s’est fait une petite place au soleil de l’égyptologie pour s’y installer comme une e-bibliothèque à la disposition de tous les passionnés de pyramides égyptiennes. J’en veux pour preuve la fréquentation constante et quotidienne qu’il enregistre, même depuis plusieurs mois qu’il tourne en roue libre, sans nouvel apport notable à son contenu.
Y sont présentées, avec plus ou moins de détails, de très nombreuses théories, hypothèses ou conjectures sur l’art et la manière mis en oeuvre par les bâtisseurs égyptiens pour la construction de leurs célèbres monuments du haut desquels - sauf l’honneur que je (ne) vous dois (pas) Monsieur Bonaparte - nos modernes technologies apprennent la modestie.

Pyramidales va donc d’ici peu franchir le cap des 200.000 visites. À qui l’honneur ?
Pour un blog-inventaire au contenu quelque peu ardu, quelque chose me dit que l’enjeu n’était, au départ, pas évident.
Ce blog ne serait rien sans la fantastique richesse de pensée et d’obstination à la recherche de la vérité qu’il relate, le plus impartialement possible.
Il n’aurait pas pu naître et grandir sans la confiance qui m’a été maintes fois manifestée.
Et là, tout à coup, l’auto-satisfaction s’évanouit, devenue franchement ridicule. Il n’y a plus de place qu’au merci cordial et amical.

Pyramidales ne m’appartient pas. Ne m’appartient plus. Il vous revient de lui faire poursuivre sa route... vers le cap des 300.000 !
M.C.

mardi 17 janvier 2012

"Imaging the Cheops Pyramid", by Huy Duong Bui

Éditions Springer, décembre 2011, XVII, 83 p. 51 illus., 39 in color.
"The author is an expert in theories and applications in Solid Mechanics and Inverse Problems, a former professor at Ecole Polytechnique and now works with Electricité de France on maintenance operations on nuclear power plants. In the Autumn of 1986, after the end of the operation on the King’s chamber conducted under the Technological and Scientific Sponsorship of EDF, to locate a cavity, he was called to solve a mathematical inverse problem, to find the unknown tomb of the King and the density structure of the whole pyramid based on measurements of microgravity made inside and outside of the pyramid.
This book recounts the various search operations on the pyramid of Cheops made at the request of the Egyptian and French authorities in 1986-1987. After the premature end of the Cheops operation in the Autumn of 1986, following the fiasco of unsuccessful drillings in the area suspected by both architects G. Dormion and J.P. Goidin and microgravity auscultation, EDF and CPGF (a geophysical company) teams continued their researches with measurements already made, trying this time an inversion of the Newton gravity equation for the entire pyramid and using another theoretical team led by the author. The inverse problem solution confirmed the results of auscultations, but found no cavity. However, the image of the average density at the surface of the entire pyramid forms a sort of square “spiral” probably related to the construction method. In 2000, Jean-Pierre Houdin considered the author’s results of 1988 as a confirmation of his theory of the internal ramp tunnel. Since then the author has done additional research and found that classical theories of the construction based on degrees and the particular mode of stones filling can also report the same densitogram. The book is richly illustrated with color figures. It is dotted with information concerning Physics, Mechanics and the History of Egyptian Antiquities. The book ends with the greatest mystery of the pyramid about the unknown tomb of the King and a dream to see the tomb at an unexpected place." (présentation de l'éditeur)


Table of contents :

Introduction.- Preface Marc Albouy.- On the Cheops pyramid studies.- Historical context of the studies.- The mystery of the unknown Chamber.- What we know and do not know in the pyramid.- The Petrie sequence and the puzzle of stones .- Herodotus or Saurenon.- Microgravity in Geomechanics.- A high precision balance.- Auscultation of sites.- The limitations of auscultation.- Inverse problems and the butterfly effect.- The working conditions in the Cheops operation.- The blind test.- Density images by microgravity.- The second solar boat discovery.- The measurement campaign in the pyramid site.- Measurement results near the King’s Chamber structure.- The low mean density 2.05 T/m3 of the pyramid.- Interstices and voids.- Direct computation of gravity due to a cavity.- Inversion of gravity data for finding cavities near the chambers.- Some Mathematics of the inversion.- Imaging the pyramid with microgravity measurements.- Three-dimensional meshes of the pyramid.- Results on the imaging of the surface density.- The Densitogram.- Raising the density.- Virtual reconstruction of the pyramid.- The Hölscher ramp and the steps of the construction.- Macroscopic and microscopic points of view.- The densitogram and the Borchardt pyramid.- The Houdin internal ramp tunnel.- The mystery of the King’s tomb.- Golden number and intertwined Spirals.- Appendix.- Filling the cornices.- True density and mean density.- Comparison with observations.- Notes.- Bibliography.- Permissions and Acknoledgments.- Index.- About the Author.

Feuilleter des extraits de l'ouvrage
Autre aperçu sur Google Books


jeudi 12 janvier 2012

Exploration des conduits d'aération dans la Grande Pyramide : une étude récapitulative


Keith Payne, un blogueur américain passionné d'égyptologie, a entrepris une étude récapitulative et synthétique des différents "chantiers" d'inspection des conduits dits "d'aération" dans la Grande Pyramide de Guizeh, depuis les recherches de Waynman Dixon jusqu'à l'exploration de Djedi.
C'est clair et bien ficelé, comme toujours avec Keith
C'est à lire...



"Last May the Project Djedi Team caught the world’s attention, and imagination, when they announced that the robot crawler designed to explore the southern shaft leading out of the Queen’s Chamber of the Great Pyramid had transmitted back images of markings left behind by the pyramid’s builders. Hidden behind a “door” that had either thwarted or limited previous attempts to investigate the shaft, the markings prompted much speculation about their nature and purpose.
The Djedi Project was back in the headlines at the end of December when New Scientist magazine named the discovery one of the Top 10 Science Stories of 2011. For the next few articles, Em Hotep will bring you up to date on the history of the exploration of the mysterious shafts in the Great Pyramid. This current article will cover the ground from Waynman Dixon up to the Pyramid Rover Project, with the next article focusing exclusively on Project Djedi. This will be followed by a couple of very special interviews you will not want to miss.
"

mercredi 7 décembre 2011

“Kheops Renaissance”, un an après


En janvier 2011, Pyramidales se faisait l'écho de la conférence de presse internationale au cours de laquelle Jean-Pierre Houdin et l'Équipe Kheops de Dassault Systèmes présentaient la phase II de la théorie de l'auteur de "Kheops Révélée", formulée sous le label "Kheops Renaissance".
Par la suite, Pyramidales a amplement décrit et illustré ces nouveaux développements relatifs à la construction  et à la configuration technique de la Grande Pyramide du Plateau de Guizeh. Voir ici (liens en bas d'article)
Près d'une année après, il nous a semblé intéressant de savoir comment ce nouveau volet de la théorie "houdinienne" a été reçu et interprété, autant par le grand public que par les experts ou passionnés d'égyptologie.
Jean-Pierre Houdin a aimablement accepté de répondre aux questions de Pyramidales. Qu'il en soit ici très cordialement remercié.


Pyramidales :
Jean-Pierre Houdin, voici à peu près une année que vous avez présenté publiquement, lors d’une conférence de presse internationale, les prolongements de vos recherches et travaux sur la construction de la Grande Pyramide de Guizeh, “Kheops Renaissance” faisant suite à “Kheops Révélée”.
Avec le recul, comment appréciez-vous les réactions suscitées, autant auprès du grand public que des spécialistes ou experts en égyptologie, par ce complément apporté à votre “théorie” ?


Jean-Pierre Houdin :

La présentation de "Kheops Renaissance", le 27 janvier 2011 à la Géode, a tout d’abord été pour moi l’expression d’une grande marque de confiance de la part de mes amis de l’Équipe Kheops chez  Dassault Systèmes. Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la science, aucune mission scientifique sur le site n’a pu être entreprise depuis la révélation de la théorie de la rampe intérieure le 30 mars 2007, avec pour conséquence l’impossibilité de mettre à jour une preuve scientifique de l’existence d’une rampe intérieure. La découverte par le Dr Bob Brier, lors du tournage d’un documentaire en 2008,  d’une pièce non répertoriée derrière l’encoche sur l’arête nord-est fut quand même un indice de grande importance. Au regard de ce contexte, la décision prise par l’Équipe Kheops, quatre ans plus tard, d’aller plus loin dans les révélations en me permettant, avec des moyens 3D extraordinaires, d’annoncer la possible existence  de deux antichambres en complément direct de la Chambre du Roi, fut pour moi un évènement majeur pour la théorie. Après près de huit années de silence sur cette partie de mes travaux, je peux désormais montrer toute la cohérence de ces recherches. Aucun chercheur n’est allé aussi loin dans l’étude de la pyramide de Kheops, tant sur le projet architectural établi par les concepteurs de l’époque que sur l’exécution du chantier. 

Outre la satisfaction qu'elles m'apportent, les réactions du public sont à mes yeux révélatrices : dans mes propositions, on voit de plus en plus une cohérence parfaite, fondée sur la simplicité et la logique, répondant totalement aux interrogations qui sont liées à cette construction et à sa finalité. Le grand public découvre finalement l’intelligence des anciens Égyptiens au travers d’un chantier qui lui paraissait "inexplicable". Il y a une explication à toute intervention humaine, particulièrement quand il s’agit de construction. Il n’y a ni magie, ni miracles dans ce domaine. Concernant les spécialistes de la construction, là aussi les réactions sont très positives, le langage de la 3D permettant de s’exprimer de manière très convaincante. 


Enfin, parlons des experts en égyptologie…français ! Ils n’ont pas daigné s’exprimer utilement depuis l’origine de la théorie. Alors, pourquoi en serait-il autrement maintenant que je les mets en face d’une réflexion qu’ils n’ont jamais entreprise. A contrario, plusieurs égyptologues étrangers m’ont montré un intérêt grandissant pour mes travaux. Malheureusement et depuis toujours, les explications de l’égyptologie au sujet de la pyramide de Kheops sont basées sur un trompe-l’œil : la coupe nord-sud de celle-ci montrant trois chambres, des couloirs et la Grande Galerie. A partir de là, cette discipline ne nous a proposé que des théories ne résistant à aucune analyse minutieuse, que ce soit sur la finalité des différentes pièces, sur les funérailles du Roi et encore moins sous l'angle constructif. Et pourtant, la construction des pyramides sous la 4ième Dynastie, avec Snefrou, Kheops et Khephren, est le résultat d’un véritable savoir-faire, sans cesse amélioré certes, mais au service d’une continuité architecturale. La soi-disant "rupture" de Kheops, basée sur la fameuse coupe nord-sud, n’en est pas une ; elle est le fait d’une vision égyptologique du monument, et non pas d’une vision architecturale. L’architecture doit reprendre sa place car elle est à la base de la construction, et elle seule peut apporter tous les éléments qui permettent de comprendre la volonté des concepteurs. Les pierres parlent à ceux qui savent comprendre leur langage…à un architecte, par exemple.


Pyramidales :
Je constate, en consultant aussi attentivement que possible, les publications récentes - par voie de presse papier ou d’articles sur le web - vous concernant, que votre nom reste globalement attaché à la “théorie” première de la rampe interne, comme si la version II de votre description de la Grande Pyramide, incluant notamment les deux antichambres à la Chambre du Roi, rencontrait quelque difficulté à... “passer la rampe” ! En d’autres termes, “Kheops Révélée” a toujours la cote, alors que “Kheops Renaissance” semble encore confinée dans des sphères plus confidentielles.
Partagez-vous cette impression ?


Jean-Pierre Houdin :
Cet apparent état de choses n’est absolument pas lié à la "qualité" de l’information révélée le 27 janvier dernier (la présence probable de deux antichambres à proximité immédiate de la Chambre du Roi), mais à la "quantité" d’informations qui se sont répandues sur le web à la suite de la conférence de presse. Le 30 mars 2007, il y a eu un "cocktail" extraordinaire entre la qualité et la quantité, la théorie se retrouvant propulsée, par une présentation 3D temps réel et relief innovante, au premier rang de l’information pendant plus de 24h. La nouvelle fit le tour du monde en suivant les fuseaux horaires. Ce type d’"état de grâce" est exceptionnel et plaçait évidemment la barre très haute pour toute nouvelle déclaration sur le sujet.
Le but de la conférence de presse du 27 janvier 2011 était tout autre : enfoncer un peu plus profondément la théorie dans l’esprit des gens, en révélant des éléments qui auraient brouillé le message s’ils avaient été intégrés dans la présentation de 2007. La conférence elle-même a été un très grand succès, les grandes chaînes de télévision françaises (TF1, FR2 et FR3 en particulier) traitant amplement la nouvelle dans leurs journaux du midi et du soir. Quant aux agences de presse et à la presse écrite, elles ont largement diffusé l’information de leur côté, exception faite d’une des grandes agences qui a réussi un très beau "loupé" sur le sujet ; il est en est résulté moins d’articles qu’en 2007.
Mais je crois qu’il y a surtout un évènement majeur non prévu au programme qui a en partie volé la vedette à Kheops Renaissance : le 25 janvier 2011, les premières nouvelles à propos d’un mouvement révolutionnaire embryonnaire nous arrivaient du Caire… Le 27 janvier, jour de la conférence, la révolte de la place Tahrir était déjà à la une dans tous les médias. La suite, vous la connaissez.

Finalement, lorsque vous effectuez une recherche sur la théorie dans Google, il y a plus de réponses liées à 2007 qu’à 2011 ; ce n’est lié qu’à la quantité d’informations disponible, pas à la qualité.
Mais, je peux vous affirmer, et toute l’Équipe Kheops est certainement d’accord avec moi, que le message est très bien passé. Tous les jours, je reçois du monde entier des e-mails de passionnés des pyramides qui connaissent parfaitement le sujet et qui sont totalement convaincus par la cohérence de l’ensemble de la théorie.

La visite du site Kheops Renaissance www.3ds.com/kheops réalisé par Dassault Systèmes leur permet d’avoir "les pieds sur le chantier" comme jamais personne ne l’avait proposé. Ils ressortent de ce voyage dans le temps en m’envoyant des e-mails dont les termes ne leur laissent plus place au doute.
Enfin, je terminerai sur cette question en reprenant votre phrase : "En d’autres termes, “Kheops Révélée” a toujours la cote, alors que “Kheops Renaissance” semble encore confinée dans des sphères plus confidentielles."
Pour moi, qui suis en première ligne, je ne perçois absolument aucun confinement. "Kheops Renaissance" complète à merveille "Kheops Révélée" et toute personne qui s’intéresse à mes travaux finit par avoir connaissance de la théorie dans sa globalité. Le but est donc atteint.
Enfin, au sujet des "sphères confidentielles", je dirai que ces termes s’appliquent mieux à un très petit nombre de personnes du monde de l’égyptologie qui ont choisi de m’ignorer. Tant pis pour eux, le dialogue aurait été intéressant.

Pyramidales :
Lors de votre présentation publique de “Kheops Renaissance”, en janvier 2011, des contacts avaient été établis avec deux experts de l’Université Laval de Québec, en vue d’une éventuelle observation in situ de la Grande Pyramide, à l’aide de la technique de la Vision Infrarouge Multipolaire. Où en êtes-vous de ce projet ?
Complément obligé à cette question : un tel projet supposait et suppose toujours un accord des plus hauts responsables des Antiquités égyptiennes. Or l’Égypte a connu les bouleversements que l’on sait. La nomination d’un nouveau Secrétaire général au Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, puis d'un ministre des Antiquités égyptiennes, laisse-t-elle entrevoir une “fenêtre” à l’aboutissement de votre projet ?


Jean-Pierre Houdin :
La collaboration avec l’équipe de l’Université Laval, le professeur Xavier Maldague, Matthieu Klein et Clemente Ibarra Castanedo, se développe très bien. Des réunions de travail ont eu lieu en juin dernier à l’université et ont permis d’établir un protocole précis, ainsi qu'une stratégie de mise en place d’une mission. Par ailleurs une campagne d’application de la technique de la Vision Infrarouge Multipolaire a été mise en place au Québec : l’expérience a été appliquée à la Redoute, un bâtiment fortifié dans l’enceinte du Vieux Québec, les autorités locales ayant chaleureusement accepté de mettre à disposition ce bâtiment. Nous pourrons donc affiner le protocole en fonction des résultats acquis durant cette campagne.
Cela m’amène à répondre à la deuxième partie de votre question : comme depuis toujours, il est essentiel que toute campagne de recherche sur place se fasse en accord avec les Égyptiens et avec les autorisations légales du Conseil Suprême des Antiquités (CSA). La situation actuelle en Egypte ne permet pas d’avoir une vision très claire de ce qui se passe au CSA, le poste de Secrétaire général ayant été occupé successivement par plusieurs personnes en très peu de temps. Les élections en cours sont un élément d’incertitude supplémentaire quant au futur de ce service. Il en découle qu’il est malheureusement impossible de voir pour l’instant une "fenêtre" à l’aboutissement du projet.

Pyramidales :

Votre théorie telle que formulée dans “Kheops Renaissance” représente-t-elle le terme ultime de votre “reconstruction du chantier” de la Grande Pyramide ? Ou bien est-elle susceptible de connaître à nouveau des évolutions, des perfectionnements ? Si oui, quels sont les axes nouveaux de vos recherches ?

Jean-Pierre Houdin :



La théorie est maintenant globalement formulée, l’architecture funéraire étant précisée, les processus de construction détaillés et l’ensemble du Plateau de Gizeh intégré dans l’explication du chantier et de son déroulement. Mais comme dans toute hypothèse, des détails peuvent encore être améliorés ; ils ne remettront toutefois plus en cause la théorie. Je suis très satisfait que celle-ci s’en soit retrouvée affinée et simplifiée au fur et à mesure de ses développements et que sa logique en ait été renforcée. Chaque étape, chaque détail, chaque processus, chaque choix architectural sont soutenus par des argumentaires solides ou des indices visibles in situ.
La simulation 3D poussée à l’extrême avec le logiciel CATIA de Dassault Systèmes nous a permis d’aboutir à un modèle virtuel parfait de ce que j’imagine. Maintenant, seule la confrontation à la réalité nous permettra de corriger les éventuelles différences de détail. Le doute fait partie de la recherche, bien entendu, mais j’ai de plus en plus de mal à imaginer une autre méthode que la construction "par l’intérieur" pour la construction de ces grandes pyramides. Quand j’essaie de me remettre "à l’extérieur" pour aborder le sujet, et en raison de toutes les connaissances que j’ai acquises pendant douze années de recherches, je me rends toujours compte très vite que je bute sur une impossibilité. J’ai eu le temps de tourner le problème dans tous les sens, croyez-moi !


Comme je le dis souvent, la pyramide de Kheops n’est pas arrivée sur le Plateau de Gizeh par hasard : elle est le résultat d’une évolution dans l’art de construire depuis les premiers mastabas. Ayant étudié toutes les pyramides construites depuis Djoser jusqu’à Mykerinos, il est maintenant normal que je précise pour chacune leur mode de construction, particulièrement les deux pyramides de Snefrou à Dahchour (Rhomboïdale et Rouge) et la pyramide de Khephren à Gizeh. Si la construction "par l’intérieur" est la règle, on trouve néanmoins des variantes adaptées à chacun des monuments dans l’application des processus. La modélisation des ces pyramides montrera les évolutions et ne pourra que compléter et renforcer les grands principes de la théorie.

Pyramidales :
La pyramide de Kheops est considérée comme le nec plus ultra de l’architecture pyramidale sur le plateau de Guizeh, aboutissement du savoir-faire des bâtisseurs égyptiens. Est-ce à dire qu’elle est un cas unique ? Ou bien pensez-vous que les techniques mises en œuvre pour sa construction - notamment, de votre point de vue, la rampe interne - ont également été appliquées pour l’édification d’autres pyramides, Khephren par exemple, voire Mykerinos ?

Henri Houdin, père de Jean-Pierre, attentif aux recherches de son fils
Jean-Pierre Houdin :
Comme je l’indique dans ma réponse précédente, la pyramide de Kheops est l’aboutissement, au début de sa construction, du savoir-faire des bâtisseurs égyptiens ; elle n’est donc absolument pas un cas unique, bien qu’elle soit unique en son genre (architecture funéraire au cœur du monument). La technique de construction "par l’intérieur" a été appliquée à toutes les pyramides lisses construites après la pyramide à degrés de Saqqara. Cela ne veut pas dire pour autant que toutes les pyramides lisses ont été construites en partie grâce à une rampe intérieure. Ce processus technique n’a été nécessaire que pour les grandes pyramides lisses de la 4ème Dynastie (Rhomboïdale, Rouge, Kheops et Khephren… et certainement Meïdoum). Pour toutes les autres pyramides à partir de Mykerinos, les Égyptiens continueront à construire "par l’intérieur", mais sans recours à une rampe intérieure ; une tranchée de construction pénétrant dans une des faces du bâtiment sera réservée pendant la construction avant d’être rebouchée en fin de chantier. On retrouve les traces de ces tranchées dans les ruines des pyramides de Sahure et Neferirkare à Abousir.

Pyramidales :
Une question à mes yeux fondamentale : au vu des multiples théories contemporaines qui se succèdent les unes aux autres pour tenter de percevoir - enfin ! - le “secret des pyramides”, quels sont, selon vous, les atouts, ou mieux : les compétences, que doit ou devrait afficher tout chercheur en ce domaine ?



Jean-Pierre Houdin :
Je crois qu’il est primordial de penser d’abord au monument lui-même, de comprendre la philosophie de conception, de suivre la logique évolutive de l’architecture de l’époque, d’analyser dans le détail les éléments constitutifs, et surtout de ne pas venir appliquer un gadget qui pourrait répondre à un point précis de la construction. Les Égyptiens n’ont fait que pousser à l’extrême, pour Kheops, des processus simples, logiques, mais maîtrisés.
Le cahier des charges était précis : construire une pyramide, rien qu’une pyramide, et non pas, par exemple, construire une grande rampe "à perte" ou des écluses pour construire une pyramide. Il fallait construire en ne gâchant aucun matériau, car chacun avait un coût. Extraire une pierre pour construire une rampe extérieure n’était pas une finalité, mais une étape dans la vie de cette pierre. Des processus adaptés à chaque grande étape de la construction abaissaient le coût de la construction, car cette même pierre ayant servi dans un processus (la rampe extérieure) se retrouvait dans le suivant comme élément constitutif du bâtiment lui-même. C’est le Grand Art des Égyptiens de l’époque.
Les compétences nécessaires ? Certainement de bonnes connaissances en construction, cela me paraît logique… surtout quand je vois certaines théories qui font fi de la gravité !
Je ne pense pas que l’étude seule de textes puisse permettre de comprendre, surtout lorsque les textes sont si rares et sommaires. Herodote ne suffit absolument pas, loin de là !
Par contre, s’appuyer sur le maximum de connaissances de cette époque permet d’avoir une bibliothèque de références très importante ; on retrouve des paramètres communs, un langage architectural et des principes religieux qu’il est obligatoire de connaître pour avancer.

Pyramidales :
Vous accompagnez de vos encouragements le projet, élaboré par Steve Ward, “Earth Pyramid”. En quoi, selon vous, cette initiative est-elle prometteuse ? Que révèle-t-elle ?



Jean-Pierre Houdin :
J’ai été contacté par Steve Ward il y a maintenant plus d’un an. Steve trouvait ma théorie simple, logique, écologique et parfaitement adaptée à son projet de construction d’une pyramide moderne. Il y avait donc déjà un côté sympathique dans cette rencontre par internet. Mais, ce qui m’a le plus séduit, c’est l’idée maîtresse du projet "Earth Pyramid" : construire un monument destiné à traverser les siècles, pour les générations futures, en impliquant les jeunes générations d’aujourd’hui dans un grand mouvement rassembleur.
En quoi cette initiative est-elle prometteuse ?
On n’a jamais rien sans rien. Ce sont les hommes et les femmes qui soutiendront cette initiative et la rendront prometteuse. Mais elle a tout pour qu’elle le devienne : ce projet est positif, constructif, généreux, pacifique, légèrement utopiste (il en faut pour rêver), tourné vers les enfants du monde entier qui ont un "sacré" besoin d’avoir une autre vision de leur Terre que celle qu’ils voient à longueur de journées dans les télévisions : guerres, crises, catastrophes, famines… rien de très réjouissant dans tout cela. Alors, quand quelqu’un est motivé à fond, se bat pour une idée noble et intelligente (transmettre des messages d’enfants à lire dans un millier d’années), je soutiens, tout simplement. C’est un peu de fraîcheur dans un monde quand même très tourmenté. Et puis le symbole de la pyramide renfermant une "time-capsule" est une excellente idée. On voit bien que ce type de monument peut défier le temps sans trop de problème…Ce ne sont que les actions des hommes qui peuvent perturber leur durée : qui oserait s’attaquer à un symbole dédié aux enfants du monde entier ?


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dimanche 13 novembre 2011

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mercredi 12 octobre 2011

Les outils et techniques de construction des pyramides d'Égypte, selon Jean Kuzniar


J’ai déjà présenté - très sommairement - dans Pyramidales l’approche technique et expérimentale de Jean Kuzniar, visant à élucider le “mystère” de la construction des pyramides égyptiennes. Voir ICI.
Sur son site internet, cet auteur s’intéresse aux outils de carriers et maçons de l'Ancienne Égypte et à leurs utilisations. Il précise en ces termes sa méthode de recherche : “Dans le domaine de la construction sous l'Ancien Empire, on ne peut rien affirmer. (…) On peut toujours dire : "On ne sait pas comment ils ont fait ; il n'y a aucune preuve", mais on pourrait aussi expliquer comment ils auraient pu faire, car ces monuments sont là et c'est bien eux qui les ont construits. Aujourd'hui on peut démontrer que le déplacement et l'élévation des monolithes de très grand poids peuvent être faits par un petit nombre d'ouvriers sans efforts physiques démesurés.”
Berceaux oscillants, chaises de stockage, pierres convexes, billots, leviers, rouleaux, traîneaux, doubles leviers (leviers à double démultiplication) : tous ces outils ont fait, de sa part, l’objet d’un inventaire et de reproductions en maquettes. De leur analyse méticuleuse, il élabore ses déductions sur les techniques de construction mises en oeuvre par les anciens Égyptiens.
Récemment, Jean Kuzniar a eu l’occasion d’exposer en Italie le fruit de ses recherches. L’une de ses interventions a été filmée, avec commentaires doublés en italien. L’auteur explique notamment en détail les deux sortes de procédés de levage qui, selon lui, ont été utilisés par les bâtisseurs de pyramides : les rampes en zigzag, soit en bois, soit en pierres, pour les blocs de 2 à 3 tonnes ; l’escalier de deux fois 25 m de large pour le transport des blocs beaucoup plus lourds (ceux de la chambre du Roi).
Plutôt que de tenter de résumer ce documentaire, il m’a semblé plus adéquat et instructif de le reproduire ici dans son intégralité. J’ai dû pour ce faire le compresser et le publier sur Dailymotion, en deux parties.
Ce sont ces vidéos que j’ai insérées ci-dessous.


samedi 10 septembre 2011

Fin d'inventaire

Photo Marc Chartier

Après quelque trois années d’existence, "Pyramidales" entrevoit le terme de son itinéraire. Celui, en tout cas, que je lui avais fixé.
Je me garde bien de calculer le nombre de théories, relatives à la construction et/ou à la fonction des pyramides égyptiennes, qui y ont été présentées. Cet aspect est purement anecdotique.
Certaines théories, plus ou moins directement inspirées d’orientations ésotériques, ont été délibérément laissées sur la touche.
Mon inventaire, j’en suis bien conscient, est par ailleurs incomplet. Il comporte des lacunes. Tel ou tel auteur en est absent, pour des raisons évidentes (incompréhension, de ma part, de certaines langues, telles que l’allemand ou le néerlandais) ou plus complexes (difficulté d’identifier certains textes, impératifs du respect des droits d’auteur, intention manifeste de certains auteurs contemporains de se tenir à distance d’un support - sans doute pas assez sérieux à leur gré - tel qu’un blog...).
Je me dois, par contre, d’adresser ma plus cordiale gratitude aux nombreux auteurs contemporains qui ont accueilli, parfois amicalement, ma démarche, même s’ils attendaient peut-être tacitement une réponse, de ma part, plus affirmée, plus affichée que la simple neutralité (objectivité ?) à laquelle j’ai tenté de m’astreindre. Ce blog leur doit beaucoup.
Dois-je le préciser, pour la dernière fois : ce blog a été construit et animé de manière à 150 % bénévole, sans la moindre finalité “commerciale”. D’où l’absence totale d’encarts publicitaires.
J’ai été animé exclusivement par la passion et par une dette de reconnaissance qui me lie à cette terre d’Egypte où j’ai pu passer trois fabuleuses années de ma vie.
Ce blog entame donc une nouvelle phase de son existence. "Pyramidales" restera désormais ancré sur la “toile”, bibliothèque numérique à la disposition de celles et ceux qui cherchent le comment du pourquoi, ou bien le pourquoi du comment, ont été construits par la main de l’homme, dans la vallée du Nil, ces amoncellements de pierres voués à l’éternité...
Certes, la porte reste ouverte à d’autres publications occasionnelles, liées à l’actualité, ou encore à de nouvelles propositions spontanées. Mais, après des milliers d’heures de recherches, ainsi de que très nombreuses et interminables heures d’insomnie, je me résous à mettre un terme à l’inventaire.
Dans la foulée, je me suis lancé dans une autre aventure : un nouveau blog, lié à l’actualité culturelle, archéologique et sociale de l'Égypte : 
Egypt-actus. Si vous me faites l’amitié de m’y suivre, vous y serez notamment informés en temps presque réel de la publication des éléments nouveaux venant se greffer sur le contenu, tel qu’il est actuellement, de "Pyramidales".
Merci pour votre confiance.
Bonne route à chacune et chacun d’entre vous !
Marc