samedi 26 mars 2011

Selon l’ingénieur égyptien Moustafa Gadalla, la “machine” d’Hérodote était en réalité un “moule” pour la fabrication de blocs en béton

L’Égyptien Moustafa Gadalla (né en 1944) est un ingénieur diplômé de l’Université du Caire en génie civil. Il a émigré aux États-Unis en 1967. Il est président de la Tehuti Research Foundation.
Dans son “manuel” Pyramid Hanbook, publié en 1996 (nouvelle édition en 2003), il se propose de “détruire de nombreuses fausses perceptions” des anciennes pyramides égyptiennes.
Adoptant le rythme des questions/réponses, il passe en revue, pour les confondre, toutes les idées reçues sur la construction et la fonction de ces monuments.
Voici quelques points essentiels de la démonstration de l’auteur :

Les pyramides étaient-elle des tombes ?
Réponse : non ! Sauf celle de Djézer à Saqqara, où les chambres mortuaires souterraines ont été ensuite complétées, en élévation, par une pyramide à degrés ; mais “les chambres mortuaires ne faisaient pas partie de la structure pyramidale”. Quant aux chambres des neuf autres pyramides construites en “maçonnerie”, elles ne comportent ni inscriptions religieuses, ni salles des offrandes, ni caractéristiques funéraires telles que celles que l’on trouve dans les tombes d’avant ou après leur période de construction.
D’autres constats vont d’ailleurs dans le même sens :
- les couloirs des pyramides en question sont trop étroits pour avoir été adaptés à des cérémonies de funérailles ;
- on n’a jamais retrouvé d’ossements dans les chambres mortuaires de ces pyramides :
- Djézer a fait construire lui-même trois pyramides, bien évidemment pas destinées toutes les trois à recevoir sa dépouille !

La théorie “commune” sur la construction des pyramides est-elle plausible ?
Rappel : il est communément admis que les pyramides sont composées de blocs de calcaire extraits de carrières locales et de blocs de revêtement provenant de Tourah. Or cette théorie ne 
 repose sur aucune preuve historique évidente.
Puis l’auteur invite le lecteur à revenir au seul texte qui fasse réellement référence - la relation d’Hérodote -, à condition de le bien interpréter !


Qu’a dit réellement Hérodote ? 
Voici un extrait de son récit :



Mais quel sens donner au mot “machine” (faite de courts morceaux de bois) ?
La réponse de Moustafa Gadalla sort pour le moins des sentiers battus : “Beaucoup de gens ont critiqué Hérodote pour sa description. Mais c’est la pauvre traduction actuelle [du mot “machine”] qui a créé la confusion. Les traducteurs ont tordu le sens du mot grec, pour lui donner une signification typiquement moderne. Par contre, si le mot “machine” est traduit de façon à signifier un appareil tel qu’un “moule” (mould) fait de courts morceaux de bois, alors toute la description prend réellement un sens.”
Quelle était l’utilisation des “moules” faits de courts morceaux de bois ?
Ces moules servaient à retenir le béton fabriqué manuellement, en forme de blocs, jusqu’à ce qu’il sèche.
Une preuve à cette assertion ? L’auteur la trouve dans l’expertise des anciens Égyptiens en matière d’alchimie et dans de très nombreux objets (jarres, vaisselle...) trouvés dans les chambres de la pyramide de Djézer, façonnés à partir de diorite et de basalte. Imhotep lui-même n’avait-il pas le titre de “Fabricant de vases en chef” ?


Copyright Alain Guilleux
Puis Moustafa Gadalla cite la “Stèle de la famine” qui, il est intéressant de le noter, sert également de référence à Joseph Davidovits dont la théorie sur les pierres moulées a été présentée dans Pyramidales.
Les blocs de pierre des pyramides n’ont donc pas été extraits de carrières. D’ailleurs, les Égyptiens ne disposaient ni des outils adaptés, ni de la technique nécessaire à une telle tâche. Et l’auteur de conclure sur ce point :

Et qu’en est-il des rampes temporaires ?
C’est une “totale invention”, mais qui a été répétée tant de fois qu’elle est devenue un “fait” communément admis. Les rampes représentent une réelle aberration technique, représentant la mise en œuvre d’une quantité de matériaux plusieurs fois supérieure à celle des matériaux de la pyramide elle-même.

Pour consulter l’essentiel du texte de Moustafa Gadalla :
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- avec Firefox : lecteur ci-dessous, proposé par Google Books